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Le Site Officiel du Comité de la Féria d'Arles ...

LE COMITE DE LA FERIA

LE LEXIQUE

L'Abrivado :
Autrefois, avant l’apparition du « char », on menait les taureaux destinés aux courses à la cocarde à pieds, directement des pâturages aux arènes. Lorsque la distance était trop importante, on faisait étape, le soir venu, dans la cour accueillante d’un mas ami. Le parcours se faisait à travers champs avec des gardians entourant le bétail. Souvent à l’entrée d’un village la foule s’amassait, et les jeunes tentaient de faire échapper un taureau. Les gardians lançaient alors leurs montures et les taureaux au galop pour leur échapper.
D’où l’origine du mot « abrivado » (abriva :accélérer,lancer,précipiter).
Aujourd’hui on recréait cette  « abrivado » à l’occasion des fêtes de nos villes et villages. Généralement en fin de matinée, juste avant « l’apéro », sur un parcours délimité de barrières, les gardians s’élancent avec leurs bêtes. Tout au long de ce parcours, les « attrapaïres » essaient d’arrêter les taureaux.
« L’abrivado » est toujours un spectacle haut en couleurs où la virtuosité des cavaliers et le courage des « attrapaïres » n’ont d’égal que l’allant des taureaux devenus spécialistes en la matière.

La Course Camarguaise :
La Camargue est le lieu d’asile des « manades » de taureaux utilisés dans les courses à la cocarde. Le « Biou » camarguais descend en droite ligne du taureau Crétois que l’on retrouve sur les fresques de Cnossos. De type fin, agile, pourvu de cornes en lyre, il sait être en piste un adversaire redoutable. Chaque éleveur qui possède sa propre « marque » et ses couleurs : « la devise », ne vit que dans l’espoir de voir les jeunes taureaux marqués au cours d’une ferrade, devenir de grands cocardiers.
Dans cette forme de combat, la bête porte entre ses cornes un petit morceau d’étoffe rouge, « la cocarde » reliée aux cornes par un « frontal » et à la base de chaque corne un « gland » blanc, le tout tenu par des ficelles.
Au cours de sa prestation d’un quart d’heure, le taureau défend ses attributs face à des hommes habillés de blanc, les « raseteurs ». Ces derniers tentent à l’aide d’un crochet de ravir la cocarde, les glands et les ficelles primés. Très souvent l’homme est poursuivi jusqu’à la barrière et c’est l’engagement total de l’homme et de la bête qui se projette en avant dans l’espoir d’accrocher le « raseteur ». Il est à noter que dans la course à la cocarde, c’est le Taureau qui a la vedette dans l’arène comme sur les affiches et les meilleurs d’entre eux sont connus de tous les amateurs et glorifiés même après leur mort. (cf les tombeaux de « Sanglier » près du Caylar ou de « Rami » aux Bernacles et les statues du « Clairon » ou de « Goya » à Beaucaire). Durant la Féria Pascale, vous pourrez voir évoluer dans la piste des arènes démontables, de jeunes « raseteurs » élèves de l’école taurine d’Arles.

La Bandido :
C’était le lâcher des taureaux après la course qui regagnaient la manade encadrés d’un ou deux cavaliers (bandir :délivrer,lâcher).
Comme pour « l’abrivado » on recréait les soirs de fête cette « bandido » qui permet de savourer pleinement la maîtrise des gardians harmonisant le galop de leur cheval au rythme du « biou ».

L'Encierro :
L’équivalent de « l’abrivado » en Espagne; les simbeu se nomment « cabestros », les gardians  se transforment en Vaquéros mais le principe reste le même.
Quelquefois comme à Pamplona ou à Ciudad Rodrigo, les toros vont du lieux de pacage jusqu’aux arènes uniquement avec l’aide des « cabestros ».
La variante consistant à faire courir des taureaux camarguais sur un parcours clôturé de barrières est devenu l’apanage de bien des manifestations taurines provençales. C’est à cette « encierro » camarguaise que vous êtes conviés à assister en Arles durant la Feria.

La Cabestria :
Parmi les animations offertes aux aficionados on notera avec intérêt le déroulement d’une Cabestria. C’est toujours un moment impressionnant que de voir galoper ces grands bœufs ordinairement au pelage clair et parfaitement inoffensifs malgré la longueur de leurs cornes. Ils sont les guides du troupeau que l’on mène aux arènes et on peut les apparenter à des « chiens de berger ». Ils ont aussi pour rôle de ramener au toril les toros refusés en piste!
Impressionnants par leur volume, ils sont généralement respectés des « bravos ». Il arrive même qu’un groupe de Cabestros manœuvre à lui seul le déplacement d’une ganadéria…. Il faut des heures de dressage pour arriver à cette harmonie. D’autres seront spécialisés pour entourer le lot ou à le fermer à la manière d’une arrière-garde. On les munira de sonnailles aux sons différents selon leur rôle et ils seront prêts à participer à toutes les opérations.
Tels sont les Cabestros que Don Quichotte et son fidèle Sancho Pança rencontrèrent sur leur route précédant et accompagnant les toros destinés à une féria.
Ce sont leurs descendants qui parcourront Les Lices entourés par les vaqueros….
Le tintement de leurs sonnailles résonnera longtemps dans vos mémoires

La Becerrada :
C’est le spectacle qui permet de faire ses premiers pas face à du bétail brave. C’est le moment où celui qui sera peut-être, un jour, une vedette du Toréo ressent pour la première fois l’émotion de la confrontation avec le quadrupède.
Des enfants face à des veaux et pourtant déjà, les conditions sont réalisées pour que ce vis à vis naisse une épreuve qui situe les possibilités de chacun.


La Capéa :
Manifestation tauromachique populaire, caractéristique des villages dépourvus de « plaza » (arènes). En Espagne, au cours des capéas, les amateurs affrontaient sans protocole, des toros (voire des vaches) volumineux mais dépourvus de caste, venant de petits propriétaires ruraux, sur la place principale du village, ou dans des arènes rudimentaires. Aujourd’hui strictement réglementées en raison des risques qu’elles font courir aux participants et parfois même au public, elles n’en perdent pas pour autant leurs couleurs et ravissent les touristes qui participent à la liesse générale.
Durant la féria, vous pourrez voir évoluer dans la piste des arènes démontables, les apprentis toreros, élèves de l’école taurine d’Arles.

La Corrida :
La corrida commence au moment où le président, qui est assis dans la loge principale, en donne le signal. Deux cavaliers habillés en costume de style Philippe II, entrent alors dans l’arène: ce sont les alguacils qui transmettent les ordres donnés par le président. Derrière eux, au son d’un allègre paso doble, apparaît la procession des toreros (le paseo). Les matadors viennent en premier, suivis de leurs cuadrillas respectives (leur équipe d’auxiliaires, composée de trois banderil%eros, dont le peon dit " de confiance ", le premier à tester le taureau lors de sa sortie, et de deux picadores), et vont saluer la présidence.
Lorsque le taureau surgit dans l’arène, les auxiliaires font quelques passes qui permettent au matador d’évaluer son comportement. La passe essentielle est la véronique, où le matador donne le rythme qui régularise la charge du taureau. Les autres passes de cape sont généralement destinées à une démonstration esthétique, stylisée.
Puis, au son des clarines (trompettes), deux picadors, montés sur des chevaux protégés d’un caparaçon, se placent à la périphérie de la piste (ils ne doivent pas dépasser la ligne du cercle tracé par terre, qui recouvre environ les deux tiers du terrain). Leur tâche est de mettre à l’épreuve la bravoure du taureau et de réduire son instinct à charger la tête haute. Le taureau attaque sur le flanc droit du cheval dont l’oeil droit est bandé pour qu’il n’ait pas peur et dont les flancs sont protégés par le caparaçon. Cet épisode du combat est sévèrement contrôlé par la présidence, par le matador et par le public. Le taureau est brave s’il retourne sous la pique pour attaquer le cheval, sinon, il est manso. Sans la pique, ni la mise à mort ni aucune passe ne serait praticable. Après la charge, les matadors éloignent le taureau du cheval en exécutant des véroniques avec leurs capes.
Le second tercio, la pose des banderilles n’a qu’un caractère esthétique et sert à mettre en valeur l’agilité et l’adresse du torero ou d’un de ses peones, ainsi que le courage de l’homme et de la bête. Ceci doit se faire très vite, car avec chaque minute qui passe l’animal acquiert une expérience du combat de plus en plus dangereuse pour le torero. Les banderilles peuvent être plantées par le matador lui-même, s’il possède la prestance physique et athlétique nécessaires, qualité qui n’est pas absolument indispensable depuis l’époque du grand torero Belmonte qui a imposé le toreo de bras.
Ensuite commence la troisième phase du combat: le tercio de muerte. Le matador, qui est seul désormais à combattre le taureau, offre la mort de celui-ci à quelque personne dans les tribunes; pour cette cérémonie, dite brindis, il s’incline devant le spectateur choisi, en tenant la montera, son chapeau noir, dans sa main droite. La faena consiste en une série de passes exécutées avec la muleta, drap de flanelle rouge qui a été substituée à la cape jaune et rose. C’est le point culminant de la corrida, le moment d’immortalité du matador. La faena a pour but de fatiguer le taureau jusqu’à ce qu’il reste immobile, la tête basse. Pour le matador, c’est le " moment de vérité ": il lève l’épée en se préparant à frapper le taureau, tandis que de sa main gauche il tient la muleta, prête à dévier éventuellement son dernier coup de corne. L’estocade doit être fulgurante, elle doit frapper le taureau en la cruz, c’est-à-dire à gauche de la colonne vertébrale, entre la troisième et la quatrième vertèbre, en pénétrant jusqu’à la poignée.
Si le combat a été honorable, et si le torero a infligé la mort dans les règles, le public l’acclame par des ovations. Le président lui accorde alors une oreille du taureau (il montre un mouchoir blanc) ou deux selon l’art avec lequel il s’est comporté, ou même la queue, dans les cas exceptionnels. Le torero fait un tour de piste sous les bravos. Le malchanceux ou celui qui aura montré ses faiblesses est conspué par la foule. Le taureau, lui, est attelé à des chevaux; sa dépouille fait un tour de piste s’il s’est montré brave et vaillant.

Les Recortadores :

Chaque pays taurin a sa spécificité en matière de tauromachie régionale.
Nous avons nos Raseteurs dans le sud-est, et nos Ecarteurs et Sauteurs dans le sud-ouest.
Le Portugal a ses Forcados, l’Espagne ses Recortadores qui tirent leur dénomination d’une suerte taurine « recortar » qui signifie tromper le toro par un écart, une feinte adaptée à la charge de l’animal. Différentes suerte peuvent être pratiquées dont certaines ont quelques affinités avec l’écart landais. On récorte des toros imposants et en pointes sans aucun artifice, il faut une vista à toute épreuve et il convient de savoir apprécier l’adversaire. Les recorts ne sont pas autre chose qu’un recours provoqué.
Depuis quelques temps nous avons en Provence nos Recortadores car il est normal qu’une suerte puisse faire des adeptes au-delà de son territoire d’origine. Et à bien y regarder un « pratiquant » d’une tauromachie peut s’initier, si cela lui plaît aux autres suertes.
N’oublions pas qu’au XIX ème siècle on pouvait être à la fois « mantaliste » (manieur de cape), sauteur, écarteur et raseteur.

Réjon et dressage :

Le taureau est un fauve. Ses origines en expliquent sa sauvagerie. C'est en Espagne que le jeu entre l'homme et la bête à pris du sens. Pratiqué à cheval par la noblesse dès le 16eme siècle, le spectacle va se ritualiser pour se conformer à des règles et des usages précis. Tout au début le cavalier recherchait la mort immédiate du taureau comme au temps des joutes, ou il fallait désarçonner son adversaire au premier assaut. Mais les cavaliers toujours soucieux de plaire, ne tardèrent pas à virevolter autours du taureau afin de provoquer sa charge. Ainsi naquît l'art du Réjon.
La corrida de rejón est une forme de corrida dans laquelle le taureau est combattu par un cavalier, le rejoneador.
Le cheval lusitanien est le plus utilisé lors de ce spectacle, mais depuis l'après guerre, d’autres races sont apparues : espagnol, arabe, quarter horse, avec des croisements : lusitanien/arabe, anglo-arabe, hispano/arabe hispano/anglo-arabe.
Le rejoneador utilise un cheval par tercio : le cheval du paseíllo, celui du tercio de châtiment, celui du tercio de banderilles, celui du tercio de mort.
Le jeune cheval est débourré vers l'âge de trois ans après une préparation de six mois. Lors de sa première année de dressage, sa bravoure face à un taureau dressé ne peut être testée. Toutefois, à la fin de certains entraînements, il sera présenté face au caretón (chariot à tête de taureau). Puis les entraînements deviennent du dressage tauromachique, partage entre dressage classique et tauromachie. Enfin il est présenté à des erales, puis des novillos, puis à des taureaux de plus de trois ans, jusqu'au moment où il sort dans une vraie corrida.

 
 
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