HUBERT YONNET

Hubert Yonnet est décédé à l’âge de 87 ans le 28 juillet 2014.

 

Il était président de la confrérie des gardians, propriétaire du plus ancien élevage de toros de combat français et ancien empressa des arènes d’Arles.

 

La messe a été célébrée en provençal dans l'église de la Major à Arles le 31 juillet puis Hubert Yonnet a fait son ultime Vuelta dans le ruedo entouré de sa famille et des gardians.

 

Selon son désir, ses cendres ont été dispersées auprès de l'ancienne croix se trouvant près de La Bélugue, le mas où il résidait et lieu où était établi son élevage.

 

Fondé par Joseph Yonnet à la fin du XIXe siècle avec du bétail du vicomte Laborde-Caumont, l'élevage a reçu du sang espagnol en 1873 lorsque Joseph Yonnet y a introduit un étalon issu de la ganadería Ripamilan, puis en 1876, un autre étalon de la ganadería Miura. D'autres sementals d'autres élevages espagnols seront introduits dans les années suivantes : un Veragua, un Zalduendo et des vaches de Lizazo entre autres.

À la mort de Joseph, l'élevage est repris par ses fils Valentin et Christophe qui continuent à introduire du sang espagnol. À la mort de Christophe, son frère vend l'élevage la compagnie « Alais, Froges & Camargue », qui deviendra la société Pechiney.

 

En 1939, le petit neveu de Valentin (Christophe II), qui s'occupait de l'élevage pour le compte de la société propriétaire, le rachète, et il opère divers croisements en 1943. Mais ces croisements se révèlent insuffisants et Christophe rachète à Conchita Cintrón l'élevage qu'elle avait créé entre 1946 et 1950.

À cette époque, le bétail Yonnet est encore du bétail croisé que Hubert, fils de Christophe II, transformera en bétail de caste à partir de 1956. La première présentation de ses novillos a lieu en 1979 à Barcelone.

 

Les grandes dates de la ganaderia YONNET :

 

Le 15 juin 1947 à Arles, l'élevage triomphe avec le matador mexicain Antonio Velázquez, seul face à six Yonnet.

Le 13 août 1981 à Saint-Sever, le cinquième novillo « Montenegro » est honoré d'un tour de piste.

Pedrín Benjumea affronte les novillos de Yonnet le 1er août 1965 à Châteaurenard.

El Fundi a obtenu une oreille à Arles le 21 octobre 1989 face aux taureaux Yonnet.

Le 4 août 1991 Hubert Yonnet est le premier éleveur français à présenter ses taureaux à Madrid ce qui a valeur d'ancienneté.

En 2002 à Lunel "Pescaluno" est gracié.

En 2004, le 14 mars : Emilio Laserna a pris l'alternative à Vergèze dans le Gard devant des taureaux Hubert Yonnet.

En 2011 à Vic-Fezensac, le vendredi 5 août les taureaux de Christophe Yonnet ont reçu une ovation du public.

 

Ardent défenseur de la Camargue, personnage discret et humble, Hubert YONNET était l'ambassadeur de la culture taurine porté par la passion de sa terre, des traditions et de l’élevage.

 

C’est un grand homme qui est parti.

 

Serge LOUIS (2015)