Evolution du char d'abrivado

A l’origine les courses de taureaux étaient menées « à pied » des pâturages aux villages où elles devaient se produire.

 

Ces déplacements étaient de véritables exploits surtout lorsque les trajets étaient longs. Il arrivait que le soir venu, on fasse étape chez un aficionado qui se faisait un plaisir de recevoir les fauves de la « marque »dans un enclos préparé à l’avance.

 

Alphonse Jalabert m’avait raconté ces longs périples parsemés d’incidents comme l’échappée d’une bête à l’improviste ou autres avatars.

Il est à noter que l’on traversait les villes nuitamment de façon à éviter les incidents avec des personnes décidées à faire échapper.

 

On décida, plus tard, de construire une caisse sans fond montée sur roues et tirée par de robustes chevaux de trait. Les taureaux marchaient « cloisonnés » et c’était un premier progrès.

 

Puis on passe au véritable char. Une caisse munie d’un fond et toujours tractée par des équidés. Un progrès énorme venait d’être réalisé .

 

Des charrons se spécialisèrent dans la construction de ces « carri » et acquirent une clientèle fidèle. On trouve encore quelques spécimens de ce mode de déplacement chez les éleveurs. Ils sont le témoignage d’une autre époque et gardent en eux les odeurs des fauves transportés.

 

Plus tard encore vinrent les camions à roues, à bandages et à transmission par chaîne.

 

Mais ceci est une autre histoire.

 

Jean-Claude DUFAU (2009)