LE MANO A MANO

“Mano a Mano” littéralement “Main dans la Main” ou si l'on préfère “Face à Face” entre deux “diestros”.

Cette formule courante du XIXè siècle est plus rare de nos jours. Souvent elle revêt un caractère de rivalité et de concurrence entre deux “espadas” de renom. A chaque fois le public vibre dans cette “Competencia” qui permet l’émulation et le surpassement de soi.

Parmi les Mano a Mano célèbres dans l'histoire taurine d'Arles, on peut citer :

1932 Marcial Lalanda / Domingo Ortega - Toros du comte de la Corte

1973 Nimeno II / Curro Caro - Novillos de François André - Galache - Atanasio Fernadez 1983 Rafael de Paula / Curro Caro - Toros de Jandilla

1994 Antonio Ruiz Espartaco / César Rincon - Toros de Nunez Del Cuvillo

1998 Chamaco II / Antoni Losada - Toros de Jandilla

2000 El Juli / Juan Bautista - Toros de Victoriano del Rio

2009 Juan Bautista / Sébastien Castella - Toros de Domingo Hernandez

2013 Juan Bautista / Sébastien Castella - Toros Alcurrucen – Garcigrande – San Lorenzo

2016 El Juli / Roca Rey - Toros Daniel Ruiz

 

2019 : Le Mano a Mano Arlésien

Loin d’être un “mano a mano” de circonstances, celui qui opposera les matadors arlésiens Thomas Joubert et Andy Younes est au contraire chargé de sens : les deux ont triomphé avec force à Arles, le premier en 2017, le second en 2018 ; les deux ont conquis le respect de l’afi cion française en faisant preuve de talent et  d’abnégation: le premier en imposant son toreo vertical jusqu’aux ultimes conséquences à Bayonne, le second en se hissant à la hauteur d’un grand toro de Jandilla dont il obtint la grâce à Arles.

Pour permettre à leur confrontation de s’élever au rang d’événement, trois ganaderias de première importance se mesureront également entre elles : Pedraza de Yeltes, dont l’image torista n’est plus à démontrer, Torrestrella, élevage mythique triomphateur à Bilbao, et El Tajo y la Reina (Joselito), dont la corrida madrilène fut excellente l’an passé.